Affichage des articles dont le libellé est pied de poule. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pied de poule. Afficher tous les articles

Tenue apropriée exigée



Je ne sais pas pour vous, mais autant m’habiller au quotidien révèle de la facilité absolue (enfin, ça dépend des jours hein), autant me vêtir pour un évènement « particulier » révèle du cauchemar intersidéral (ok j’ai un peu une tendance à tout exagérer). Et je ne parle pas là du fait de s’habiller pour aller en soirée, il y a bien longtemps que jour et nuit ne font qu’un dans ma garde-robe. Non je parle d’évènements du style « tiens on va faire un laser game et après on va dans un bar ». Le truc que je considère comme un gros foutage de bippppp en règle. Non mais sérieusement, qui est l’inventeur de ce CONCEPT ? C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres dans ce cas, merci la famille, les amis, mon producteur et mes fans. Le genre de truc qui suppose que soit tu t’habilles normalement, mais avec des chaussures adaptées à la course, soit, tu fourres une paire de baskets dans ton sac, et super, tu finiras la soirée dans un bar à te trimballer avec un sac de dix kilos.
Est-ce-que moi j’ai déjà invité quelque ami à un genre de soirée totalement délirant, style, choucroute- night club ? Ou encore piscine- ski de fond ? La réponse est non. Mais puisque chacun a décidé de faire n’importe quoi, n’importe quand et n’importe où...
Ce genre de soirée, où on ne sait typiquement de quoi la suite sera faite, le truc où tu finis au bar du Meurice alors que t’avais prévu d’user la banquette des bars de Bastille ; où tu décides d’inaugurer tes nouveaux escarpins et que tu finis dans une soirée catacombes. Oui, ma vie est d’un tel imprévu mes amis. Que d’aventures !
Bon, si ce schéma ne s’appliquait qu’à ce genre de situation, je pense que je finirais sans doute par m’en remettre, mais il n’en est rien.
C’est le type-même de problème que je rencontre pour toutes les occasions qui se détachent de l’ordinaire. Exemple, j’ai beau savoir des mois à l’avance qu’une cérémonie de mariage se prépare, je ne m’étonne même pas d’être la veille de l’évènement en panique totale parce la tenue que j’aurais choisi ne convient finalement plus/ ne me sied plus/ ne correspond pas à la météo prévu/ a été mangé par le chat (oui j’ai un chat chelou)/ a été perdue (true story).
Alors à quand dans nos magazines féminins favoris un spécial « s’habiller pour un baptême perdu dans les tréfonds du Loir-et-Cher », ou un inédit « comment s’habiller quand vos amis relous vous traînent dans des soirées surprises ».
La vie est une aventure mes amis. 

Je porte une veste Mark and Spenser dénichée en friperie, une jupe River Island, des ballerines et un top Zara,  une pochette et une montre Michael Kors.







Retourner sa veste



En écrivant cet article, je me suis demandée pourquoi autant d’expressions comportait le mot veste : se prendre une veste, retourner sa veste, tomber la veste. Enfin, c’est toujours plus classieux que se prendre une chaussure dans la gueule, retourner son slip ou tomber le pantalon.
Mais sans transition, récapitulons : les chaussures, j’en suis folle; les sacs, j’adore ; les jupes et les robes, je ne jure que par elles ; les pantalons, ça m’arrive d’en porter ; et les hauts, j’en ai des dizaines de milliers (comme les jouets du Papa Noël). Grands absents de cette liste de folie, les STE-VE (si si 9.3).  
J’ai très peu de vestes, c’est un fait. Tout ça parce que c’est le genre typique de vêtements que je qualifierai d’inutile : en hiver, ça ne rentre pas sous mon manteau ; au printemps, j’ai la flemme, en été, j’ai trop chaud, et en automne, je privilégie les blousons légers.
Alors en tant que grande reporter, j’ai fait un tour dans mon dressing afin de mettre la main sur celles que j’avais en stock. Deux blazers blancs, un bleu marine, une veste à sequins, et c’est tout. Les deux vestes blanches ont encore leur étiquette, car sauf affiliation avec Eddy Barclay, je n’aurais d’occasion que de les porter en été, et en été j’ai chaud, alors VADE RETRO VESTANAS. La bleu marine n’a pas vu la lumière du jour depuis Mathusalem parce que je la trouve trop « stricte » à mon goût. Et celle à sequins, je me demande encore pourquoi je l’ai acheté, elle est tellement too moche.
 Pourtant, en flânant délibérément sur le site Mango, je suis littéralement tombée en pâmoison pour elle : une veste blazer à imprimée, tout est dit. Je ne porte jamais de veste, et encore moins « imprimée » ni d’imprimés. T’as tout compris Norma, n’achète que ce que tu n’es susceptible de ne jamais porter, finger in the nose.
Alors pensez-vous, je n’en dormais plus de la nuit, je m’étais promis de ne plus acheter de choses que je ne mettrai jamais. Et puis le colis est arrivé (j’aurais pu vous raconter l’histoire de l’acheminement du colis mais je doute fort que cela intéresse quelqu’un). Je sors l’objet du délit, fébrile, et là… j’adore, tout simplement (le dénouement est aussi efficace qu’un film d’amour américain).
C’est classe, c’est chic, c’est simple, c’est efficace mais ça ne rentre toujours pas sous mon manteau. 

Je porte une nuisette et des escarpins Zara, et une chemise portée en robe et un blazer Mango.