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All black


Non je ne parlerai pas de rugby. J’ai beau adorer faire du sport (et pas que courir après les bonnes affaires hein), en regarder est une autre paire de manche.
Mais c’est un fait, mon titre fait référence au sport, et d’avance, désolée à tous les passionnés de rugby qui échoueront sur mon blog à cause des algorithmes Google, mais vous pouvez toujours rester.
On en a souvent entendu parler, le noir, c’est la base. Quid des références gothiques ou plus funestes, quand on ne sait pas comment s’habiller, partir sur cette couleur basique reste une valeur sûre. Tantôt associé au chic à la française, au courant minimaliste ou aux vêtements A AVOIR dans sa garde-robe, cette couleur se veut l’allié d’un look à tout épreuve, de jour comme de nuit.
Et même si l’on a tendance à voir un peu partout l’expression « XXX is the new black », qui se veut volontairement être une boutade à la suprématie du noir, elle tient aujourd’hui ses lettres de noblesse. Non les personnes qui s’habillent en noir ne sont pas forcément oui parce que bon ça arrive parfois quand même tristes, moroses, dépressives, sataniques, ou issues de la tribu de Dana (ne me demandez pas pourquoi j’ai cette référence qui me vient là, maintenant). Le noir, c’est chic, passe partout. Et oui j’ai du mal à faire péter le sweat orange en hiver, qui ne sied pas forcément avec mon teint Juvamine-less. En été, j’assume aussi le noir, le noir c’est la vie, même si c’est pas Johnny Hallyday qui l’a dit. Et je trouve que cela me va plutôt bien (moi égocentrique ? à peine !). L’ancienne moi cagole qui ne s’habillait qu’en rose en ferait une crise cardiaque (le blog is the new psychologue).
Aujourd’hui je vous présente donc un outfit entièrement vert (si on ne peut plus rigoler). A vous de juger ! 

Je porte une robe Ba&sh, des bottines Balmain, et des collants Pimkie (super opaque et peu chers!). 






Nude is the new black

Vous ne l’aurez sûrement pas remarqué, mais je vous un culte profond (très profond) à la gamme chromatique du « nude ». Du beige au camel, en passant par le pastel (Christina Cordula’s voice), je ne suis que nude mais pas toute nue ! La probabilité que je craque pour un manteau/top/jupe/robe répondant à ce seul critère esthétique défie toute logique (et je ne parle même pas du cuir d’un sac à main).
Cette robe, j’ai bien du l’acheter il y a trois ans sans jamais la porter. Pourtant j’aime la féminité et toutes sortes de déclinaisons rappelant plus ou moins que j’ai un vagin. Mais je ne sais pas pourquoi, elle, je ne la sentais pas. Trop cul-cul la praline, alors que bon, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard, trop plissée, un je-ne-sais-quoi qui l’a remisée au fond de mon dressing durant de long mois.
Et ce matin, l’automne aidant (rapport aux feuilles des arbres couleur camel, oui oui madame), j’ai croisé son chemin et me suis décidée à la porter. Je ne comprends toujours pas d’ailleurs pourquoi j’en avais fait une montagne.
Un coup de cœur à l’achat, et une fois dans mon armoire, un sentiment de satisfaction et regret à la fois. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Avoir tant voulu quelque chose, pour finalement ne jamais en profiter, douter, laisse tomber ; puis un jour s’y retourner. C’est peut-être l’essence-même du « coup de cœur », et choisir entre assouvir l’envie et regretter ou ne pas céder et regretter est un choix cornélien. La frontière entre le coup de cœur passionnel et le coup de cœur qui s’avère au final raisonné est très mince. Et il s’avère même parfois que ce que l’on croit être un achat raisonnable est au final un coup de folie qui ne perdurera pas au fil des saisons.
Cette robe fut un coup de cœur, puis ressentie comme un coup de folie et au final je me rends compte qu’il s’agit d’un achat raisonné. Une coupe intemporelle, une couleur divine (je pèse mes mots), un basique en somme.
Le rapport que j’entretiens avec un vêtement peut vous sembler complexe, mais il s’agit là somme toute d’une évidence inavouée entre elle et moi.

Je porte une robe et un perfecto Zara, une ceinture Moschino, une montre Michael Kors, des bottes qui ont fait la guerre et un cartable en cuir Vintage.