Du dilemme des fringues pas chères



Récemment, je me suis laissée tenter par une commande sur le site SheInside, qui est censé combiner fringues tendance et prix attractifs. Je dois bien avouer que le fait que certaines bloggeuses internationales se soient laissées tenter à faciliter le processus de commande. Les frais de ports sont gratuits et vous avez droit à -15% sur votre première commande, quelle joie! Ou pas.
Oui mais non. Si les vêtements ont l’air top en photos, c’est que la personne en charge des retouches photos est super douée. Si les frais sont gratuits, les frais de retour, eux, sont payants et à la charge de l’acheteur. Et quand on sait qu’il faut réexpédier les retours en Chine, je vous laisse imaginer le coût exorbitant qui en résulte. Coût qui en général s’avère plus cher que le montant total de votre commande, si vous n’avez commandé que quelques articles. Faites le calcul, le site est largement gagnant. J’ai donc passé une commande de quelques articles sans connaître le site, dont la moitié est non mettable : ils ne correspondent aucunement aux photos, et la qualité laisse plus qu’à désirer. Cela m’a vaccinée à vie, et je ne réitérerai pas l’expérience. Certaines diront que vu le prix, il ne fallait pas s’attendre à grand-chose, mais je m’attendais tout de même à un minimum de choses.
Cet expérience me conforte donc dans l’idée qu’il vaut mieux investir dans peu de bons produits que dans beaucoup de produits bas de gamme. Je sais que beaucoup n’ont pas la possibilité d’acheter des fringues qui coûtent « chers » mais en farfouillant, on a la possibilité permanente de trouver du bon pour peu. Vous avez pu voir et verrez ici beaucoup de vêtements de bonne facture, pourtant, je ne suis pas de la lignée des Rothschild. Mais entre les bons plans, les ventes privées, les soldes, etc. je trouve toujours le moyen de m’offrir du Sandro au prix du Zara. D’ailleurs vous savez quoi ? Je déteste payer le prix fort, alors j’attends. Un code promo, des soldes flottantes, une vente flash.
J’achète ce qui me plaît sans me priver, et sans me ruiner, ou alors j’économise pour m’acheter le sac qui me fait envie, plutôt que trois sacs « en attendant » dont les prix cumulés seront celui du it-bag de mes rêves. 








En représentation



J’espère que vos talents de comédiens n’ont pas été trop utiles hier au pied du sapin.
Loin d’une quelconque hypocrisie, il nous arrive à tous d’être confrontés un jour à ce que j’appelle communément un mensonge à moitié (que les puritains du mensonge se manifestent maintenant ou se taisent à jamais !). Pour ne pas vexer quelqu’un par exemple (qui n’a jamais dit à quelqu’un que le vêtement qu’il venait d’acheter était ORIGINAL alors qu’il était juste immonde, hein ?!), car après tout, dire à ta tante que sa robe la boudine, que la couleur est criarde et qu’elle ressemble à Bozo le clown qui se serait fait renverser par un camion Crayola, ce serait raisonnable ? Même si elle ne sort pas d’une longue dépression, il y a fort à parier que la vérité risquerait de la blesser inutilement, et que, bien que lui dire que sa robe est moche serait rendre service à l’humanité, l’amour pour ta tante passe avant la fashion police de Grazia magazine.
Bon, je ne dis pas qu’il faille mentir délibérément chaque fois qu’une personne que vous appréciez particulièrement ne va pas dans le même sens que vous, et oui oui mentir c’est pas bien, mais franchement, entre faire du mal pour « rien » et mentir pour les préserver, mon choix est vite fait.
Et ces mensonges sont présents tous les jours, qu’on le veuille ou non. Mon chéri ne me dirait jamais que j’ai une mine de déterrée après une nuit agitée, même si mon miroir s’en était brisé en mille morceaux. Je ne dirais jamais à ma sœur que ces rêves de gloire sont vains et en plus comme je n’ai pas de sœur, ça tombe bien. Et tu ne dirais jamais à tes parents que ce qu’ils t’ont offert est naze, juste parce que tu sais qu’ils te l’ont offert avec amour.
Comme au théâtre, il nous arrive de réinterpréter une émotion, un sentiment qui, on le sait, risquerait justement d’être mal interpréter par l’autre. Je pense qu’il existe plusieurs degrés de mensonge, de l’embellissement d’une vérité au plus grossier, on y est chaque fois confronté. Quand on ne dit pas à son patron qu’on rêve de le trucider, est-ce de la diplomatie, de l’hypocrisie ou un mensonge ? La frontière est subtile, et l’interprétation du message subjective. Ce qui se révélera être un mensonge éhonté pour l’un sera juste un « arrangement de la vérité » pour un autre. Et tant qu’il n’a aucune répercussion sur le futur (sauf si vous n’osez toujours pas dire à votre mamie que oui, Desigual, c’est moche, ce qui est clairement un crime contre l’humanité de la mode), j’ai envie de vous dire, préservez ce que vous aimez !

Je porte une robe Sheinside, des escarpins Zara et une ceinture Franck et Fils.
 



 

Les cas de Noël



Comment réagir lorsque l’on reçoit un cadeau, disons le poliment, un peu pourri en désaccord avec nos  centres d’intérêts majeurs ?
Demain soir et mercredi vous serez nombreuses à ouvrir vos cadeaux, que vous ou vos proches auraient choisis avec tout l’amour du monde. Et que cet amour soit vache, fusionnel ou éternel, personne (en dehors de moi bien entendu vu que j’ai le bon goût absolu) ne sera à l’abri d’offrir ou de se voir offrir une immondice en guise de cadeau de Noël. D’accord, cette personne aura fait l’effort démesuré de courir les magasins bondés pour VOUS (oui, on y croit), dans le but de VOUS faire PLAISIR (jusque là, tout va bien) ; elle n’aura pas cédé à la facilité de vous offrir un chèque-cadeau, aussi impersonnel qu’une chanson de Christophe Maé, et en plus elle se sera creusée le ciboulot pour trouver quelque chose qui vous plaise ou pas.
Personnellement, quand une personne X ou Y de ma famille me demande ce que je veux pour Noël, j’annonce timidement que je préfère de l’argent, en inventant un alibi tel que « je dois financer un voyage en Papouasie », sous peine de voir ma wishlist ravagée par une tante dénuée de tout sens fashion. Un sac Valentino deviendrait un sac Valentina et mon vœu de recevoir « n’importe quoi me ferait plaisir, te prends pas la tête » se verrait couronné par un magnifique napperon de table et autres bibelots qui jureraient avec la déco BAROQUE de mon appartement (oui je suis sectaire).
Oui je sais, Noël est une fête familiale, c’est le geste qui compte ou pas, c’est mieux que rien, et bla et bla et bla. Mais quitte à dépenser de l’argent, autant le faire utilement non ? A sept ans, quand je disais que je voulais une poupée qui parle et qui marche (même qu’elle ressemblait à Chucky et qu’elle marchait comme Michael Jackson dans Thriller), il y avait 99% de chance que n’importe quelle poupée motrice et parlante me plaise. Maintenant, quand je dis que je veux un sac noir avec un détail doré, il y a 99% de chance que le sac ne me plaise pas. C’est un fait, plus on grandit, plus on est exigeant chiant. Mais heureusement, on devient aussi meilleur comédien, plus diplomate hypocrite et il n’est pas rare de me voir sourire jusqu’aux oreilles pour un cadeau dont j’espère pouvoir déjà à 00h05 tirer trois kopecks sur le Bon Coin.
Bon alors si vous aussi vous recevez un cadeau un peu pourri demain, rappelez-vous que Noël, c’est d’abord l’occasion de retrouver toute sa famille et de décapiter deux trois neveux qui te hurlent dans les tympans et que les cadeaux, c’est le bonus track qui vient vous rappeler combien elle vous aime bien.
(Et bon courage à tous ceux qui vont devoir s’empiffrer comme des gougnafiers et boire comme des pochtrons pendant deux jours non-stop. Pensez aussi à ceux qui n’ont rien). 

Je porte des escarpins Mango, un sac Chanel, un collier Asos, un gilet Claudie Pierlot et une robe The Kooples.






 

Les faits de fin d’année



Il était une fois une princesse très organisée qui ne remettait jamais rien à demain et qui était toujours en avance sur son temps…
Je ne sais pas pour vous, mais la procrastinatrice qui est en moi a tendance à se retrouver fort dépourvue lorsque les fêtes furent venues. Non mais sérieusement, y a vraiment des personnes sur Terre qui bouclent leurs cadeaux de Noël des semaines voire des mois à l’avance ? Y a vraiment des personnes qui révisent leurs partiels plus d’une semaine avant les examens ? Et des gens qui font un truc dès qu’on leur dit de le faire ? J’ai vraiment l’impression d’être THE big feignasse of the year certains jours, “c’est pas urgent” “ça va j’ai le temps” et pour les cadeaux de Noël, j’ai envie de vous dire que ce week-end, j’y plancherai encore bon à ce niveau-là, c’est comme 70% de la population française je crois. Et j’ai beau ne pas être à la ramasse à certaines périodes de l’année (les soldes pour n’en citer qu’une), je suis à la pointe de la loose la plupart du temps (399 jours par an, mais comment ça il n’y a pas 399 jours dans l’année !). Alors j’ai mis en place des listes. Genre la meuf qui se fait une liste de choses à faire sur une semaine et qui s’y applique comme si elle était dans Fort Boyard. Le type même de liste que je mets en place à J-7 d’un départ en vacances par exemple. On y trouve en vrac : faire sa (es) valise(s) (oui je suis pragmatique), acheter un maillot de bain (oui j’aime vivre dans le stress permanent), acheter des encas pour la route (oui j’ai toujours peur de mourir de faim, même pour 1h d’avion, et même si je vis dans une ville où les points de ravitaillement ne manquent pas), trier et retrier ses valises pour être sûre de ne pas oublier d’emporter THE chaussures que je ne porterai jamais (oui sinon c’est pas drôle) et surtout acheter le truc hyper important que j’oublierai à coup sûr chez moi le jour de mon départ. Type de liste qui s’applique donc aussi bien à Noël, et autres joyeusetés qui te donnent l’impression d’être maître de ton destin (et j’exagère à peine). « -Notre destiné est en marche les gars ! –Oui allons au combat vaincre ces méchants bonhommes qui ont volé notre pain au chocolat ! –Ok les mecs, sortons nos crayons et une feuille, nous allons faire UNE LISTE ! –Quel génie ! » (Ouais ouais la liste is the new black).
Mais promis, j’ai une liste spéciale pour le blog.

Je porte une perfecto Zara, un top Costume Dept, un legging de l'espace H et M, et des sneakers Isabel Marant.





 

Tombée pour elles



Ça y est, elles sont enfin là. Après tant d’hésitation, j’ai cédé. Succombé à leur « charme » étrange, à leur style non identifié mais si identifiable.
Elles me rappellent étrangement les baskets au nom des Spice Girls qu’on pouvait acheter dans les 90s’, bizarre, mais si attractives à la fois. Et même si on a tendance à les voir un peu trop souvent sur les réseaux sociaux quels qu’ils soient, dans la vraie vie, elles ne sont pas présentes à chaque coin de rue. Je les ai adoptées, fièrement, même si j’ai l’impression d’avoir des OVNIS aux pieds. De ceux dont on ne comprend pas toujours l’utilité mais pour lesquels on donnerait beaucoup.
J’habite à Paris, et pourtant, le jour où je les ai étrennées, beaucoup se sont étonnées, retournées, ont observé. Plus que des baskets, j’ai l’impression d’avoir adopté un concept. Comme en art, chacun a sa vision des choses, et là où certains verront un génie, d’autres verront un raté. Je ne dirai pas qu’elles sont belles, car elles ne sont pas de celles que j’aborde au prime abord, mais qu’elles ont de la gueule, ah ça oui ! Qu’elles dégagent un charisme qui fait que, quoiqu’il arrive, on les regardera. On en parlera, et on en débattra sûrement aussi.
Quand elles sont arrivées, je les ai observées de loin, de près, sous toutes leurs coutures, leur forme m’a paru tantôt étrange, tantôt hypnotisantes. Je les ai regardées pendant longtemps, rêve ou réalité ? N’ai-je pas « trop vite » succombé à un effet de mode qui s’estompe déjà ? N’est-ce pas parce que je les ai vues partout que je les ai voulues, ou aurais-je pu succomber à ces chaussures si tout le monde les avait trouvées immondes ?
Mais la réponse fut évidente, et cela m’a fait rire (c’était marrant ? ok je sors).

Je porte un jean Mango, un sweat Sandro, un perfecto Zara et des baskets Isabel Marant.