Elle jouait du piano debout et elle n’avait même pas mal aux pieds cette grognasse



Je vous parlais précédemment de mon adoration sans bornes pour les talons hauts (oui je crache dans la soupe, les talons de 2cm ne sont pas de vrais talons). Talons qui sont la souffrance incarnée, il faut l’avouer. Avez-vous des astuces pour ne pas avoir les pieds en compote en fin de journée ?
 J’ai beau avoir essayé les semelles de gel à glisser dans ses escarpins, censées soulager le pied (et non occulter la douleur, il ne faut pas exagérer), que nenni ! Soit j’ai vraiment dépassé le quota de mal aux pieds, et donc le « vaccin » n’a plus aucun effet sur moi, soit j’ai dépensé huit euros pour rien. Une opération existe même à ce jour pour permettre aux femmes de jouir (rien que ça) des talons hauts sans plus JAMAIS (jamais= six mois) en pâtir. Appelée LOUB JOB, en référence au célèbre chausseur à la semelle rouge (Babybel, je crie ton nom), elle propose aux jeunes femmes mal dans leurs godasses de se faire injecter du collagène dans la voute plantaire, genre, je marche sur du coton. Enfin du coton a renouvelé tous les six mois, et à près de 450 euros, CQFD. 450 euros, soit le prix d’une paire de stilettos démentes, CQFD BIS. Puis, personnellement, j’ai un peur quasi phobique des aiguilles, donc euh, on repassera pas sur le billard.
 Et si cette souffrance ne se limitait qu’aux pieds, je finirais par m’y résigner, mais honnêtement, qui ne s’est jamais retrouvé à sauter dans son nouveau jean tout en tirant dessus pour rentrer ses grosses fesses dedans ? A le fermer allonger sur le lit, parce que le ventre sera plus plat mais ressortira en bourrelets immondes sur le côté ? A geindre après un repas trop copieux parce que ce super pantalon en cuir n’est pas stretch (stretch is the new « j’ai encore de la marge, donne moi ces chouquettes ! ») et qu’il devient sadique de rester assise avec ce bouton qui menace de se faire la malle à tout moment (travaillons couchées !) ? Et que celle qui n’a jamais rentré le ventre/croiser les pieds/plier les bras/contracter les orteils pour rentrer dans une fringue qui a rétréci au lavage lève le doigt, enfin, si son top ne menace pas de craquer à la première contorsion (je développerai le sujet des méchantes machines à laver qui rétrécissent les fringues dans un autre article, sponsorisé par Ariel).
Enfin bon, faisons comme si tout allait bien, respirons par là où nous pouvons et expirons comme faire se peut.
Je vous laisse admirer (ou pas) mon look d’aujourd’hui, et ce qui est bien avec les photos, c’est que l’on ne remarquera même pas que j’ai trop mangé ce midi, que j’ai mal aux pieds parce que j’ai couru toute la journée, que mes jambes me font souffrir parce que j’ai repris les squats, et que j’ai mal au dos parce que mon sac était trop lourd.
Comment ça c’est moi la grognasse ? 

Je porte un manteau Pimkie, un jean Cheap Monday, et un haut et des escarpins Zara.




Mes coups de coeur de la semaine #2

Encore un jour qui se lève sur la planète France, et nous revoici une semaine déjà après le lancement de la nouvelle rubrique qui vous présente mes coups de coeur de la semaine. M'enfin cette semaine ne fut pas vaine pour autant, alors en voiture Simone!

Zara, Zara, Zara. Que de tentations sur ton e-shop. Ces chaussures tout d'abord, qui me font penser à des Alaïa, mais à un coût nettement plus abordable.


Sandales Zara 99.95€

 
































Toujours chez Zara, une pochette cloutée, non sans rappeler Valentino, qui me tente grandement.









Pochette Zara 69.95€

Je ne suis pas une grande fan de H&M, pourtant son petit frère COS est des plus canons, et ses fringues me donnent le tournis, épurées mais pointues.Cette robe est parfaite!

Robe COS 99.95€

Heimstone se lance aussi dans l'imprimé croco, à l'instar de Sandro, et ça n'est pas pour me déplaire.

Pulle Flashstarr 130€





























Et enfin un petit tour du côté Outre-Manche, avec ces chaussures Kurt Geiger qui sont si canons que même Cendrillon aurait pris soin de ne pas les égarer.
Escarpins Kurt Geiger 35€

A usage unique


Il y a de ces choses qu’on n’aurait jamais cru, jamais voulu porter un jour. Les bottes blanches en premier lieu, qui, en dehors des sixties, vous confère l’aura d’un Francis Lalanne en détresse. Le kilt écossais aussi, car à moins de s’appeler Gwen Stefani ou Jean-Paul Gaultier, je doute fort de votre potentiel à assumer la sempiternelle interrogation sur votre pseudo nudité sous votre apparat.

Le manteau blanc faisait également partie de cette catégorie : trop blanc donc trop salissant, c’est typiquement le genre de pièce qui demande une vigilance de tout instant. Le métro s’avère être l’ennemi avec qui cela peut dégénérer à tout moment ; la pluie un affront à la couleur immaculée de votre vêtement ; et chaque étape de votre journée qui suscite un quelconque déplacement peut faire de votre vie un enfer. L’enfer est donc un beau manteau blanc.

Pourtant, je n’ai pu lui résister : une belle coupe, un prix dérisoire (il est soldé actuellement), je ne prenais pas de grands risques. Je ne peux cependant que remarquer les regards effrayés de mes congénères qui se demandent bien quelle mouche m’a piqué et ô combien je suis d’une témérité exemplaire avec mon habit de lumière. Je me doute bien que lui et moi ne feront malheureusement pas longue route ensemble, qu’il tombera en lambeaux après un énième lavage à sec, qu’il boulochera voire même se décolorera lorsqu’il devra affronter le quotidien, qu’il frémira chaque fois qu’il sera entreposé dans un endroit à risque, et qu’il n’accepter aucun faux pas, sous peine de devenir la risée de la foule.

Mais je le savais dès lors que je l’ai eu entre les mains, juste une fois, peut-être plus, mais pas trop longtemps. Une de ces histoires qu’on vit intensément tout en sachant qu’elle ne sera qu’éphémère. Le temps d’une saison…

Je porte un manteau Pimkie x CamilleOverTheRainbow,  un jean Zara, un top Mango, et des escarpins Louis Vuitton.










Les trésors insoupçonnés



Il  y a de ces boutiques dont on ignore volontairement la devanture. Parce qu’on sait qu’elles ne nous correspondent pas, parce que l’image dont on en a eu à un moment donné ne nous a plus jamais donné l’envie d’y retourner. Parmi ces enseignes, je pense notamment à Jennyfer, ou encore à Pimkie, Bershka et ses consœurs. Boutiques connotées trop teenagers, trop cheap, trop éloignées de ce que j’aime porter. Il m’arrive parfois pourtant d’être étonnée lorsque je vois passer certaines pièces sur des blogs ou dans la presse. Il semblerait que ces marques veulent se détacher justement de leur image passée pour se refaire une beauté, et ce à base de coolab. Tandis que Pimkie s’offre les services stylistiques de blogueuses influentes le temps d’une collection capsule (je pense par exemple à Camille du blog Camille over the rainbow), Jennyfer s’en remet a Edma qui nous pond des bonnets et t-shirts a messages, la tendance du moment. Bref, elles semblent vouloir définitivement laisser l’image ‘’négative’’ a laquelle elles étaient assimilées derrière elles. Et il faut plutôt croire que leur stratégie fonctionne car je ne saurais même pas vous dire par quel hasard je me suis retrouvée sur le site de Pimkie dimanche dernier. De pages en pages, sans grande conviction, je jette des coups d’œil furtifs aux articles, notamment les manteaux, car je dois bien vous avouer que cela fait maintenant un moment que je cherchais le manteau idéal mais qui ne coute pas une blinde. Puis je tombe sur lui, une belle gueule, bien taillé, soldé à 20 euros, what else ? Je passe commande, sans une immense conviction mais vu le prix, je n’avais quasiment rien à perdre. Le colis est lourd, c’est plutôt bon signe. Le manteau est encore plus beau en vrai, les détails ne sont pas pointus, mais les finitions tiennent la route et surtout, avec, j’ai chaud.
Bon je ne vous cache pas qu’au crash test le caban a perdu un bouton, mais bon, ce n’est qu’un petit détail que je ne peux malheureusement vous épargner sur mes photos du jour (ah les risques de la vie de bloggeuse, jvous jure !).





Remise de folie sur soldes supplémentaires



Je tenais à leur dire merci…
Merci à ma boîte mail spécialement réservée aux démarchages commerciaux (communément appelés pub attrape-couillons). Il ne se passe pas une journée, une heure, sans que je ne reçoive un mail au titre plus tape-à-l’œil l’un que l’autre « SOLDES DE FOLIE », « REMISE SUPPLÉMENTAIRE », « « REMISE DE FOLIE SUR SOLDES SUPPLÉMENTAIRES », bref de quoi rendre chèvre la plus calme des fashionistas.
Merci aux ventes privées, que l’on pensait réservées à une certaine clientèle autrefois, pullulent aussi bien en boutique que sur la toile, et il ne se passe plus une journée sans que je sois conviée à dépenser mes économies dans des vêtements tous plus désirables les uns que les autres.
Merci également aux cookies (pas les gâteaux hein), qui permettent aux sites de voir que vous les avez visités sans rien acheter (oui parfois ça arrive, on est en mode repérage pré-soldes, pré-ventes privées, pré-on-sait-jamais-si-j’ai-un-mariage-dans-quatre-mois) et qui du coup vous envoient un code promo afin de faire voler en éclats le dernier bout de rationalité qu’il vous restait et qui vous maintenait à la vie (parce que concrètement, votre banquier ne rêvera que de vous égorger en secret après chaque achat).
Merci aux charmantes personnes que l’on suit  comme des moutons sur Twitter qui vous bombardent de bons plans, et des jolies photos postées sur Instagram vantant un dernier achat glorieux, et comprenez que la vie n’est que tentation permanente, qu’enfer et damnation éternelle de votre carte bleue.
Dois-je vivre recluse sur une île déserte, me déconnecter des réseaux sociaux et résilier mes abonnements à toutes les newsletters polluantes pour accéder à la sagesse éternelle ?
Non merci. 

Je porte une chemise Mango, des low boots Topshop Unique (old) et un manteau Pimkie (soldé actuellement a 20 euros!).






Mes coups de coeur de la semaine #1


On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle rubrique, qui vous présentera mes coups de cœur de la semaine ! Oui car à force de traîner sur des e-shop à longueur de journée, le ctrl+d n’a plus aucun secret pour moi (la fille qui a 4501 onglets ouverts en même temps et autant de favoris, c’est moi). Leggo girls !
Sandales Zara 39.95€
Ces sandales Zara que j'adore! Pointues, du nude, du doré, what else?!

Clutch bag Asos 70.23€
Ce sac Asos, 100% cuir, chic et avec le détail WTF à la fois, la grosse ceinture de sécurité en guise de fermeture. 

Sneakers Bershka 29.99€

































Coup de coeur pour ces sneakers, aux mélanges d'imprimés aussi improbable que canon!

Jupe Just Female 84.28€



































Cet ensemble qui me fait penser à Rihanna, que, sûrement, je ne porterai jamais mais que bizarrement, j'adore!

Pochette transparente Klear Klutch 161.53€



































Une pochette transparente, avec un pochon burgundy en cuir à l'intérieur pour cacher vos choses les plus intimes (genre un tampon encreur).

Sweat Forever 21 17.75€



































Un sweat à imprimés (bon c'est à moitié en espagnol, alors je ne suis que fébrilité).

Boucles d'oreilles And other stories 4€

































 
 
Boucles d'oreilles simples et épurées, j'aime beaucoup!


Robe drapée 38€




































Et enfin une petite robe comme je les aime, drapée, chic, et simple à la fois!

J'ai craqué pour un de ces objets, saurez-vous deviner lequel?






Retourner sa veste



En écrivant cet article, je me suis demandée pourquoi autant d’expressions comportait le mot veste : se prendre une veste, retourner sa veste, tomber la veste. Enfin, c’est toujours plus classieux que se prendre une chaussure dans la gueule, retourner son slip ou tomber le pantalon.
Mais sans transition, récapitulons : les chaussures, j’en suis folle; les sacs, j’adore ; les jupes et les robes, je ne jure que par elles ; les pantalons, ça m’arrive d’en porter ; et les hauts, j’en ai des dizaines de milliers (comme les jouets du Papa Noël). Grands absents de cette liste de folie, les STE-VE (si si 9.3).  
J’ai très peu de vestes, c’est un fait. Tout ça parce que c’est le genre typique de vêtements que je qualifierai d’inutile : en hiver, ça ne rentre pas sous mon manteau ; au printemps, j’ai la flemme, en été, j’ai trop chaud, et en automne, je privilégie les blousons légers.
Alors en tant que grande reporter, j’ai fait un tour dans mon dressing afin de mettre la main sur celles que j’avais en stock. Deux blazers blancs, un bleu marine, une veste à sequins, et c’est tout. Les deux vestes blanches ont encore leur étiquette, car sauf affiliation avec Eddy Barclay, je n’aurais d’occasion que de les porter en été, et en été j’ai chaud, alors VADE RETRO VESTANAS. La bleu marine n’a pas vu la lumière du jour depuis Mathusalem parce que je la trouve trop « stricte » à mon goût. Et celle à sequins, je me demande encore pourquoi je l’ai acheté, elle est tellement too moche.
 Pourtant, en flânant délibérément sur le site Mango, je suis littéralement tombée en pâmoison pour elle : une veste blazer à imprimée, tout est dit. Je ne porte jamais de veste, et encore moins « imprimée » ni d’imprimés. T’as tout compris Norma, n’achète que ce que tu n’es susceptible de ne jamais porter, finger in the nose.
Alors pensez-vous, je n’en dormais plus de la nuit, je m’étais promis de ne plus acheter de choses que je ne mettrai jamais. Et puis le colis est arrivé (j’aurais pu vous raconter l’histoire de l’acheminement du colis mais je doute fort que cela intéresse quelqu’un). Je sors l’objet du délit, fébrile, et là… j’adore, tout simplement (le dénouement est aussi efficace qu’un film d’amour américain).
C’est classe, c’est chic, c’est simple, c’est efficace mais ça ne rentre toujours pas sous mon manteau. 

Je porte une nuisette et des escarpins Zara, et une chemise portée en robe et un blazer Mango.