Le coiffeur



L’heure est grave, je me dois de vous faire une confidence. A l’heure où presque la France entière est connectée aux réseaux sociaux ; à l’heure où tout le monde prend des captures de sa vie pour la diffuser via des photos, des vidéos, et des statuts Facebook ; à l’heure où Jean-Pierre Pernault s’extasie de la richesse d’un énième village de France, moi, les amis, je n’ai jamais mis les pieds chez un coiffeur. Oui, je l’avoue, ne me jetez pas vos tomates en pleine figure, j’ai horreur de ça en plus.
Pourquoi je vous parle de ça ? (oui parce qu’en plus, il faut se justifier) Car ce week-end, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, en exclusivité mondiale, je vais confier ma tignasse décrépie à un professionnel.
Comment ai-je fait pour survivre de la sorte aussi longtemps me direz-vous ? (on se pose décidément beaucoup de question aujourd’hui) Tout simplement en me coupant les cheveux moi-même, quand le fer à lisser ne s’attelle pas à le faire lui-même (oui ça surchauffe pour vos cheveux, comme dirait le monsieur de la coiffure à la télé, du coup mes pointes cramées se cassent coupent plus ou moins toutes seules).
Où ? (puisqu’on a décidé d’aller jusqu’au bout de la réflexion hein) Chez moi, lorsque, entre deux séances de shampooinage intensif, je me rends compte de l’état de ce qui me sert de cheveux sur le crâne. Merci de noter que cette réponse répond également au « quand ? ».
Et la question qui permettra donc d’introduire la partie intéressante du débat du jour (notez qu’il m’a fallu 266 mots pour arriver à l’ « intéressant »), pourquoi ne vas-tu jamais chez le coiffeur ? Parce que j’ai PEUR. Sérieusement, quand je vois les photos des modèles qui posent pour les salons de coiffure (si si, vous savez, les panneaux avec des gens de profil qui sont en vitrine des grands salons de coiffure), je me demande QUI a envie d’avoir la même coupe qu’eux. «- Oui bonjour, pouvez-vous me faire la même coupe du monde que la madame triste de profil qui est sur le panneau de votre devanture ? –D’accord. » (Oui c’est un coiffeur pas très bavard). Et vas y que je te rebique les pointes, et que je te fasse un coiffé-décoiffé plaqué avec quatre tonnes de gel texturisant, et que je te fasses un balayage mi-blond mi-roux mi-beige mi-gris qui, en plus, te demandera un entretien considérable, moi la professionnelle du je-fais-un-shampooing-je-rince-mes-cheveux-et-bastapopoulos. Bref, je me dis que ces gens qui posent tristement (parce qu’en plus ils font tous la gueule, rapport au fait qu’ils sont sûrement déçus par leur coupe de cheveux, ou alors ils ont appris une triste nouvelle juste avant que le photographe ne dise « cheese ») ne savaient probablement pas ce qu’ils voulaient en rentrant dans le salon, et qu’ils ont malheureusement fait confiance à leur coiffeur et que, vu le résultat, doit bien y avoir un article de loi pour pouvoir les attaquer en justice.
Quand je pense que fut une époque, j’étais fascinée par les salons Tony&Guy, et leur style, euh, plutôt wtf, je me demande si ça n’aurait pas fini pas de me traumatiser. Et va rattraper une coupe Tony&Guy pour voir !
Bon, sinon, désolée mais je vais devoir couper court à la conversation, et pas que… 

Je porte une blouse et des escarpins Mango, un short Zara, et une pochette Kurt Geiger. 






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